Mon parcours

Je m’appelle Magdalena Brand. Anthropologue de formation, je suis intervenante en médiation corporelle et artistique.

De nombreuses communautés d’apprentissage et d’alliance ont jalonné mon chemin :

Ma rencontre avec le Life Art Process® a ensuite marqué un tournant décisif dans mon parcours. J’y ai fait l’expérience de la création comme espace de présence, d’élaboration de soi et de transformation.

Membre de l’association L’Écrin, je conçois désormais des ateliers dans lesquels la danse et le mouvement deviennent des leviers de transformation individuelle et collective.

L’imaginaire et la création constituent des forces vitales présentes en chaque corps, en chaque être, en chaque lieu.

La danse ne relève pas d’un territoire réservé. Elle constitue un acte profondément politique et poétique. À travers elle, tous les corps, quels que soient leur âge, leur histoire ou leur condition, peuvent faire émerger du récit et de la mémoire.

Le mouvement constitue un langage partagé, dans lequel chaque corps peut advenir pleinement.

À travers le mouvement spontané, la méthode artistique et somatique * du Life Art Process ® invitent à écouter les sensations, les émotions et l’imaginaire pour leur donner forme par la création.


Un dialogue entre art, corps et conscience

Chaque séance ouvre un espace d’exploration où le mouvement spontané devient le point de départ d’un dialogue entre sensations, émotions et imagination.
Le travail s’articule alors autour de trois dimensions fondamentales :

  • Le physique, où le corps en mouvement révèle nos schémas et nos besoins vitaux.
  • L’émotionnel, où les sentiments trouvent un espace d’expression et de transformation.
  • L’imaginaire, où se déploient les images, symboles et métaphores personnelles.

Une méthode artistique et somatique complémentaire

Le Life Art Process ® mobilise ensuite plusieurs modes d’expression qui dialoguent entre eux :

  • Le mouvement : écouter, improviser, danser, retrouver la liberté du geste.
  • Le dessin : traduire les sensations en formes, couleurs, traces et textures.
  • L’écriture créative : mettre en mots l’expérience vécue, relier pensée et ressenti.
  • La voix et le souffle : laisser circuler l’énergie et révéler la vibration intérieure.
  • La performance rituelle : rassembler ces éléments dans un acte symbolique de transformation.

Des repères pour accompagner la transformation

J’utilise aussi les outils de structuration du Life Art Process ®, tels que :

  • Les 5 phases du processus créatif, pour cheminer du ressenti vers la transformation (identifier, confronter, transformer, déployer, lâcher).
  • Le processus d’imagerie psycho-cinétique qui explore la relation entre le corps, les émotions, et les images/imagination en passant d’un médium artistique à un autre.
  • Les outils d’exploration en nature, pour éveiller les sens et relier l’expression du corps aux éléments du vivant (terre, air, eau, lumière).
  • La cartographie du corps, pour relier mouvement, émotion et conscience.
  • La notion de partition, qui soutient la création et la mise en forme de l’expérience.

Ces repères offrent pour finir un cadre souple et sécurisant où la créativité peut se déployer librement.

L’histoire du Life Art Process ®

Un art pour engager le réel

La danseuse Anna Haprin a toujours engagé son travail dans des contextes marqués par la maladie, la souffrance, le racisme, l’exclusion. Ainsi, Anna Halprin expliquait qu’elle cherchait à ramener l’art dans la vie, à créer des formes chorégraphiques capables d’engager le réel. Son œuvre participative visait à rendre l’art authentique, enraciné dans la communauté et le vécu.

Pour commencer, dans les années 1960, Anna Halprin a initié un groupe de danse avec des personnes noires et des personnes blanches pour créer la performance intitulée Ceremony of Us (1969). Ce fut un espace d’exploration des enjeux de la justice et de la reconnaissance à travers la danse.

Dans les années 70, Anna Halprin est atteinte d’un cancer. Elle décide alors de continuer sa quête en transformant son expérience du corps malade en processus créatif. Ainsi, dans les années 1980, au début de l’épidémie de sida, elle met en place des ateliers de danse pour des personnes vivant avec le VIH/sida. Ces groupes utilisaient l’expression artistique pour donner forme à la souffrance, à la résistance collective et à la dignité.

Sa recherche a également été soutenue par les travaux de son mari, Lawrence Halprin, architecte paysagiste et urbaniste social. Leur échange constant a finalement donné naissance à un cadre de travail collaboratif où l’expérience vécue, la relation au lieu et la créativité collective se rejoignent. Ils l’ont appelée « cycle RSVP » : ressource, score, valuation et performance.

Un outil d’expression, de soin et d’émancipation

Leur fille Daria Halprin a grandi au cœur de cette expérimentation artistique. Danseuse et thérapeute expressive, elle a très tôt cherché à relier les chemins du corps, de la créativité et de la psyché.

En 1978, elle fonde alors le Tamalpa Institute, où elle développe ce qui deviendra le Life Art Process ®. Elle y crée une méthode structurée, accessible et profondément humaine, qui permet à chacun·e de relier son vécu intérieur aux dynamiques sociales qui l’entourent.

Le Life Art Process ® devient ainsi un outil d’expression, de soin et d’émancipation. Il est depuis son origine un art incarné et ouvert à tous.tes. Le Tamalpa Institut est donc aujourd’hui reconnu internationalement pour ses programmes de formation, ses recherches et ses applications ; autant dans les domaines de l’art, de la santé, de l’éducation et du travail social.